Initialement, j'avais prévu de parler des modes des unités de l'OCS et de l'adaptation à l'échelle d'Europa, mais comme je suis (très) en retard pour noter mes impressions sur ce blog, j'en suis déjà à réfléchir au système de ravitaillement. Je saute donc cette étape, car le problème du ravitaillement est nettement plus important !
Le concept de base
Dans Europa, le ravitaillement se fait de façon ascendante. On vérifie si l'unité peut retracer la route de son ravitaillement vers une source. D'abord avec ses propres moyens (overland), puis par route, puis par voie ferrée. Si cette route peut être tracée, l'unité est ravitaillée et peut agir sans restriction. Avec War in the Desert et (bientôt Wavell's War), les choses sont plus compliquées, dû à la nature du théâtre d'opération. Mais j'en reparlerais plus tard.
Dans l'OCS, c'est l'inverse. Le ravitaillement doit être amené à l'unité, avec la subtilité suivante: il n'y a pas assez de ravitaillement pour pouvoir tout faire ! Le ravitaillement est représenté par des pions qui doivent être déplacés de la source de ravitaillement (généralement illimitée) vers le front. C'est les moyens d'amener ces pions aux unités qui sont limités.
Comment adapter cela à l'échelle d'Europa ?
En gros, il faudrait pouvoir déplacer le ravitaillement le long des voies ferrées, puis de là, l'équivalent abstrait d'un QG de l'OCS projette le ravitaillement le long des routes. Le ravitaillement n'a plus qu'a attendre qu'une unité dépense le ravitaillement pour effectuer sa tâche.
Maintenant, il faut voir comment adapter les coûts en ravitaillement des actions (mouvements, attaques), ainsi que quantifier les moyens qui amènent le ravitaillement sur le front (capacités des voies ferrées, des transports navals, etc.).
A priori, il suffit de reprendre le système des SP de l'OCS tel quel. Il n'y aura plus qu'à adapter la taille d'un SP à l'échelle d'Europa. C'est la quantification des moyens de transport qui va être plus ardue. En effet, dans les jeux Europa, les capacités des voies ferrées, des transports navals, des camions, et autres moyens logistiques ne sont donnés que pour ce qui est disponible pour le déplacement des unités proprement dites. La part utilisée pour le ravitaillement n'est pas précisé.
Il va falloir replonger dans ma collection d'Europa Magazine. Il doit bien y avoir quelque part un article qui répond à cette interrogation...
Conclusion
Après réflexion, la question du ravitaillement n'est pas (comme j'aurais pu le craindre) un obstacle insurmontable. Le projet continue !
Après le monstre consacré à la Chine, voici le second titre de la série "Glory", la version Europa de la Guerre du Pacifique. "The Damned Die Hard" a pour cadre l’invasion japonaise des Philippines (alors sous protectorat américain) en 1941. Le jeu en lui-même est assez classique avec quelques particularités cependant. Tout d’abord, un tour ne représente plus qu’une semaine, au lieu des deux semaines classiques. Il semble bien que l’intégration des combats navals en soit plus facilitée ! L’échelle des unités est également changée, puisque les facteurs de combat sont doublés par rapport à l’échelle standard de la série. Enfin, il y a un petit bonus dans la boite avec une carte de la tristement célèbre péninsule de Bataan à une échelle de 2,5 km par hex. Cette carte est utilisée avec un scénario spécial.
Voici la deuxième partie de la série "The Great War", déclinaison de la série Europa traitant de la première guerre mondiale. Avec ce wargame, on en a pour son argent ! Car y sont traités, non seulement le front Ouest, mais aussi l’ensemble de l’Afrique (sauf l’Egypte) et le Mexique ! (ces deux dernières zones étant traitées à une échelle bien supérieure à l’échelle classique du système Europa). Le niveau de détail de cette série est assez extraordinaire. La lecture des planches de pion est à elle seule un plaisir…
La première chose qui frappe à l’ouverture de la boite, c’est l’épaisseur incroyable des livrets. Mais il faut savoir que, contrairement à la série Europa, Tous les paramètres de la grande simulation qui utilisera tous les jeux de la série sont déjà intégrés dans les règles, notamment les aspects économiques et politiques de la guerre. Cela explique le "poids" de la boite, comme on peut le constater:
Des fois, on a de bonnes surprises dans les dépôts-vente, comme par exemple ce wargame à 1 € ! Un wargame de 1983, qui devait faire partie d’une tétralogie consacrée à la célèbre deuxième division blindée (seules les deux premières parties seront publiées). Cette première partie couvre les combats en Normandie, et plus exactement ceux entre Alençon et Argentan en août 1944. Une échelle plutôt tactique avec un hexagone correspondant à 600 mètres, et des unités allant de la section à la compagnie.
Voici donc le quatorzième titre de la série "Civil War Brigade" de The Gamers. Après la trilogie sur la campagne des 7 jours, nous avons droit à une nouvelle trilogie, mais cette fois dans une seule boite. En effet, Three Battles of Manassas comprend en réalité trois jeux. Sur le même terrain, la zone autour de la petite rivière nommée "Bull Run", où l’Union et la Confédération se sont affrontés deux fois (en juillet 1861 et en août 1862) et auraient très bien pu s’y affronter une troisième fois (en octobre 1863). La première bataille de Bull Run (ou de Manassas) fut la toute première grande bataille de la Guerre de Sécession, la seconde fut la démonstration du génie du général Lee, la troisième aurait pu être la dernière chance de Lee avant l’arrivée du général Grant.