J'ai trouvé un article pouvant m'aider dans le numéro 53 d'Europa magazine.
L'article "Europa Logistics, Time for a Fix !" n'est malheureusement qu'une proposition de règle, mais elle partage avec mon cas les même interrogations. A savoir la capacité des ports, voies ferrés et routes à transporter du ravitaillement. La solution proposée est certainement abstraite, mais elle donne une bonne base de départ. Il suffit de dire que si un élément a une certaine capacité pour déplacer une unité, elle dispose en plus de la même capacité à déplacer du ravitaillement. Les deux capacités n'étant pas interchangeable !
Par exemple, dans Balkan Front, le réseau ferré grec peut transporter 10 RE d'unité, ce qui implique qu'il peut aussi transporter 10 RE de ravitaillement.
Le poids d'un SP
Il ne reste plus qu'a fixer la taille en RE d'un SP. Si on fait une série de comparaisons (plus ou moins hasardeuses) entre les deux règles, on arrive à une approximation: un SP "pèse" entre 1 et 3 RE. Edit: ben non en fait... Je me suis planté dans mes divisions !
Voici comment j'arrive à ce calcul:
Prenons le cas d'un régiment d'infanterie motorisée, isolé dans le désert lybien. Avec "Wavell's War", pour fonctionner à plein régime, une unité d'un RE doit recevoir un point de ravitaillement (0,25 RE) et un dixième d'un "step of attack supply" (0,3 RE), soit 1/2 RE au total. Avec l'OCS, une unité d'un RE doit recevoir la moitié de 1T pour être ravitaillée, 1T de carburant, 1T pour combattre en attaque, 1T pour combattre en défense, soit presque 1 SP. Ce qui donne: 1 SP = 2 RE. Edit: ben non, c'est le contraire: 1 SP = 0,6 RE
Maintenant, Prenons le cas d'une division blindée allemande isolée en Normandie. Avec "Second Front", pour fonctionner à plein régime, l'unité de 3 RE doit recevoir trois point de ravitaillement (0,75 RE au total). Avec l'OCS, cette unité de 5,5 RE (oui, c'est la même !) doit recevoir 3T pour être ravitaillée, 1 SP de carburant, 7T pour combattre en attaque, 2T pour combattre en défense, et 3T pour utiliser son artillerie soit presque 5 SP !! Ce qui donne dans ce cas: 1 SP = 6 RE ! Edit: ben non, c'est le contraire: 1 SP = 0,15 RE
Mais si on reprend la même division blindée isolée dans le désert libyen, avec Europa, on doit ajouter aux 0,75 RE les trois dixième d'un "step of attack supply" (0,9 RE) soit au total (1,65 RE). Avec l'OCS, pas de changement, ce qui ramène le ratio à 1 SP = 3 RE. Edit: toujours faux: 1 SP = 0,35 RE
Je remarque que par rapport à l'OCS, le problème du ravitaillement d'unités isolées dans Europa est très simplifié. Et peu réaliste, car une division d'infanterie n'a effectivement pas les mêmes besoins qu'une division blindée. Edit: là le raisonnement reste juste.
Si enfin on remarque que les effets d'un "step of attack supply" (3 RE) correspondent à l'effet de 2,5 SP (et donc 1 SP = 1 RE). Edit: la division est juste, mais il faut aussi tenir compte des barrages d'artillerie qui sont inclus dans le "step of attack supply".
Je pense que l'approximation de 2 SP pour 1 RE est une bonne base de départ. À la limite, l'approximation de 1 RE pour 1 SP pourrait même être la bonne. Seuls les tests le diront... Edit: c'est tout vu. 1 SP = 0,4 RE ou 1T = 0,1 RE ou encore 1 RE = 2,5 SP. Voilà la base de départ !
Conclusion
Pour reprendre l'exemple de la Grèce dans Balkan Front, cela signifie que le réseau ferré grec peut pendant un tour transporter 3 divisions d'infanterie avec un régiment d'artillerie et 5 SP. Edit: Non, en fait c'est plutôt 25 SP. La réflexion continue ! Prochaine étape: les dépenses de SP.
Après le monstre consacré à la Chine, voici le second titre de la série "Glory", la version Europa de la Guerre du Pacifique. "The Damned Die Hard" a pour cadre l’invasion japonaise des Philippines (alors sous protectorat américain) en 1941. Le jeu en lui-même est assez classique avec quelques particularités cependant. Tout d’abord, un tour ne représente plus qu’une semaine, au lieu des deux semaines classiques. Il semble bien que l’intégration des combats navals en soit plus facilitée ! L’échelle des unités est également changée, puisque les facteurs de combat sont doublés par rapport à l’échelle standard de la série. Enfin, il y a un petit bonus dans la boite avec une carte de la tristement célèbre péninsule de Bataan à une échelle de 2,5 km par hex. Cette carte est utilisée avec un scénario spécial.
Voici la deuxième partie de la série "The Great War", déclinaison de la série Europa traitant de la première guerre mondiale. Avec ce wargame, on en a pour son argent ! Car y sont traités, non seulement le front Ouest, mais aussi l’ensemble de l’Afrique (sauf l’Egypte) et le Mexique ! (ces deux dernières zones étant traitées à une échelle bien supérieure à l’échelle classique du système Europa). Le niveau de détail de cette série est assez extraordinaire. La lecture des planches de pion est à elle seule un plaisir…
La première chose qui frappe à l’ouverture de la boite, c’est l’épaisseur incroyable des livrets. Mais il faut savoir que, contrairement à la série Europa, Tous les paramètres de la grande simulation qui utilisera tous les jeux de la série sont déjà intégrés dans les règles, notamment les aspects économiques et politiques de la guerre. Cela explique le "poids" de la boite, comme on peut le constater:
Des fois, on a de bonnes surprises dans les dépôts-vente, comme par exemple ce wargame à 1 € ! Un wargame de 1983, qui devait faire partie d’une tétralogie consacrée à la célèbre deuxième division blindée (seules les deux premières parties seront publiées). Cette première partie couvre les combats en Normandie, et plus exactement ceux entre Alençon et Argentan en août 1944. Une échelle plutôt tactique avec un hexagone correspondant à 600 mètres, et des unités allant de la section à la compagnie.
Voici donc le quatorzième titre de la série "Civil War Brigade" de The Gamers. Après la trilogie sur la campagne des 7 jours, nous avons droit à une nouvelle trilogie, mais cette fois dans une seule boite. En effet, Three Battles of Manassas comprend en réalité trois jeux. Sur le même terrain, la zone autour de la petite rivière nommée "Bull Run", où l’Union et la Confédération se sont affrontés deux fois (en juillet 1861 et en août 1862) et auraient très bien pu s’y affronter une troisième fois (en octobre 1863). La première bataille de Bull Run (ou de Manassas) fut la toute première grande bataille de la Guerre de Sécession, la seconde fut la démonstration du génie du général Lee, la troisième aurait pu être la dernière chance de Lee avant l’arrivée du général Grant.